VICTOIRE DE CASTELLANE 001

VICTOIRE DE CASTELLANE

DIOR ET DE DIAMANTS Créatrice de la joaillerie Dior depuis 1998, Victoire de Castellane, nous ouvre les portes de son cabinet de curiosités et présente à Dealer son nouveau royaume de vanités endiamantées.

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Quelques mots sur la genèse de votre dernière collection, Reines et Rois. Cette nouvelle collection est composée de dix Reines, qui sont les bagues, et de dix Rois, qui sont les pendentifs, régnant sur des royaumes imaginaires. C’est une histoire d’amour dont l’idée principale est que le temps passe mais les bijoux demeurent éternels.

Reconnue pour vos talents de coloriste, vous rompez cette saison avec votre «colour touch» très reconnaissable pour vous consacrer à un travail plus sobre sur le diamant et le platine. Pourquoi un tel revirement? Le choix du diamant permet de mettre en valeur les personnages créés et de pouvoir accentuer leur aspect d’immortalité. Vous êtes un exemple du métissage des éléments les plus hétérogènes en joaillerie. D’où vous vient cette envie d’associations improbables ?
De mon imagination et de mon inspiration… Tout m’inspire: les filles et l’univers féminin en général, l’art, les films, les photos dans les magazines, la nature, les contes de fées… Je mélange tout cela dans mon « shaker mental » et c’est ainsi que naît une nouvelle collection !

Saison après saison, vous semblez rompre plus encore avec le classicisme convenu de la Haute joaillerie. Une volonté de votre part?
Dior m’a donné carte blanche en 1998 pour créer le département joaillerie. Cet univers est le mien. Je voulais apporter une touche de fantaisie à une Place Vendôme guindée, et bousculer les codes en place grâce à des volumes exagérés ou encore à l’utilisation de pierres fines ou du laquage fluo sur l’or. Cependant, si j’aime le changement, je ne sacrifie pas pour autant la qualité et je continue de confier uniquement la fabrication de mes créations à des ateliers parisiens.

Damien Hirst vend son crâne incrusté de diamants plus de 100 millions d’Euros, vous créez une collection shakespearienne évoquant la faucheuse; la mort, le snobisme ultime ?
Ma collection n’a rien de morbide. Elle se réfère aux Memento Mori que l’on s’offrait au moyen âge pour se rappeler que l’homme est mortel et qu’il faut profiter le plus possible du temps qui passe.

Filons la métaphore, laquelle de vos créations emporteriez-vous dans la tombe?
Ma collection d’opales, pour leur aspect mystérieux et leur réputation sulfureuse…

www.diorjaillerie.com

 
 
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