Cécile Cassel

Publié le 30 avril 2010, 17:46
Cécile Cassel

Il faudrait écrire un livre sur la grâce de Cécile Cassel. Elle a le regard d’un enfant, la détermination et la force d’une femme d’exception.

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Lorsqu’elle raconte ses débuts, sa formation de chant et de danse, dès son plus jeune âge, sa passion pour les comédies musicales, je la regarde et je pense à rita moreno... J’entends l’histoire d’une petite fille qui se faisait disputer à l’école parce qu’elle racontait trop d’histoires. Elle inventait sa vie. La femme-enfant que je rencontre aujourd’hui n’a pas changé. Elle est romanesque et continue de raconter des histoires à travers ses rôles comme dans la musique qu’elle décrit comme son langage. Cécile n’a jamais cessé d’écrire... de danser... de jouer, et elle est impatiente de vivre plus et plus vite. En 2008, elle ne tourne pas moins de cinq films. My Last Five Girlfriends de Julian Kemp, Barbarossa de Renzo Martinelli, Ex de Fausto Brizzi, Je vais te manquer d’amanda sthers et Nuits bleues de l’artiste contemporain Ange Leccia. Pour les photos, je lui demande de ne jouer aucun autre rôle. Elle. Naturelle et gracieuse. Je me demande ce qui lui manque...

Qu’est ce qui te manques?
Les gens qui partent... Sinon je ne manque de rien. J’ai trop. Je fais le métier dont je rêvais quand j’étais jeune.

Qu’est ce que tu hais?
La passivité. Je hais le fait que je ne fasse pas plus de choses pour changer ce que je hais.

Quelle est ta plus grande peur?
La mort de mes proches, pas la mienne.

Décrit ta notion du temps?
Très personnelle. extrêmement changeante. Je sais que je n’aurais pas le temps de tout faire alors je ne m’arrête jamais de créer.

En ce moment, quand tu ne tourne pas, qu’est ce que tu fais?
J’écris de la musique. J’ai écris et composé douze chansons.

De quel instrument joues-tu?
Du piano depuis petite et de la guitare depuis peu.

Quels sont tes films cultes?
West Side Story, Une femme sous influence, La cité des dieux, La femme d’à côté, Le livre de la jungle.

Qu’est ce qui t’inspire?
L’observation, les voyages, la confrontation à une autre culture, un autre environnement.

Ton livre de chevet?
La ronde et autres petites nouvelles et tout Shakespeare.

Qu’est ce qui te bloque?
Ce qui me bloque chez les gens c’est le manque de passion, le manque de curiosité. L’envie juste d’y arriver, rapidement, sans travailler. aussi, je déteste la passivité chez les gens qui ont du talent et qui ne font rien. Ca me frustre énormément.

Décrit ton processus de création?
J’ai trouvé un terme psychanalytique qui le décrit parfaitement : La perlaboration, de l’allemand « Durcharbeitung », littéralement « travailler à travers. » Pour mes personnages, je travaille beaucoup sur la construction de la personnalité. Les faits, son passé, son environnement. Je leur invente des secrets, une riche vie intérieure dans laquelle je pourrais ensuite puiser. Le costume dessine beaucoup le personnage aussi, et l’odeur, le parfum. Ensuite vient la phase de laisser aller: je fais des séances d’improvisation dans la peau du personnage et ça m’aide à réagir instinctivement comme mon personnage.

Photo: Romina Shama Assisstée de Colas Jourdain
Style: Julie Cerf
Hair: Leila. A
Make-up: Mélanie Sergeff

 

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