Utilises-tu de la couleur pure ?
C’est ce que j’ai essayé d’abord mais l’impact est moindre parce que le noir et le blanc sont tellement mêlés que la couleur devrait l’être tout autant. On ne devrait pas avoir un million de couleurs mais elles devraient au moins bien se mélanger et changer avec le motif, sinon ça le rend moins intéressant. Mon père me dit que lui aussi a commencé avec du noir et blanc et que bien que ce soit difficile d’introduire de la couleur, ça ouvre de nombreuses portes.
Décris ton processus créatif ?
Très intuitif dans mon travail abstrait. Je sens juste la direction que prend ma main et je sais d’instinct quels angles sonnent juste, ceux qui ouvrent un espace et ceux qui ferment un espace. avec les portraits, c’est différent : je me focalise sur les zones d’ombre et de lumière et sur l’espace en positif et en négatif. Ça demande d’essayer plusieurs fois. Je dois les refaire de très nombreuses fois avant d’en
être satisfait. Je ne garde jamais aucun brouillon. Je choisis de faire le portrait de gens que j’aime et qui m’inspirent, ceux dont je pense qu’ils pourraient apprécier mon art.
Quelle serait la manière idéale de montrer ton travail?
Une expo visuelle en musique, c’est l’idéal pour mon travail. J’écrirais de la musique pour chacune de mes pièces. Je n’aime pas parler de mon art, j’aime qu’il parle de luimême, surtout pour mon travail abstrait, j’aime le garder ouvert à toute interprétation.
Est-ce que tu penses à l’artiste que tu peins pendant que tu le peins ?
C’est drôle parce que je ne peux pas m’empêcher d’avoir leurs chansons dans la tête tout en dessinant.
Texte_Romina Shama









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